Eloge du démodé

Un manifeste, un art poétique, une "politique" du temps qui passe afin de mieux saisir le présent.

essai, La Différence 2012

Livres Hebdo (Jean-Claude Perrier)

Chaillou, un dandy du passé

Humour, élégance, érudition, un essai de Michel Chaillou à rebours de la prétendue modernité.

Au naturel, Michel Chaillou est un être un peu lunaire, discret, qui n’aime guère se faire remarquer. Sa signature dans une collection intitulée « Politique » ne laisse donc pas de nous intriguer. On pourrait dire, familièrement, que ce petit essai drôle et modeste, érudit et salutaire, est le fruit d’un « ras-le-bol » … (Livres Hebdo du 6 avril 2012, « avant-critique »)

Valeurs actuelles (Bruno de Cessole)

… Avec la force tranquille de celui qu’indiffère l’« inanité sonore » de l’extrême contemporain, il [Michel Chaillou] préfère ériger une stèle à ce qui ne se démode jamais, le démodé, l’intemporel, le lointain, le silence, la patience, la longue mémoire. Convainquant son lecteur, par la vertu d’une langue irriguée par les vieux mots de la tribu, crépitante de formules heureuses et de métaphores poétiques, que le démodé, ce « passé qui s’éternise dans le présent », pourrait bien être l’avenir inéluctable du moderne. (Le choix de Valeurs, 26 avril 2012) 

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La Croix (Bruno Frappat)

Michel Chaillou, le songe-plein
À la vitesse, il préfère la lenteur, au rationnel l’élan d’une âme en balade, au présent fugitif et impérieux, le passé. Jadis, naguère, antan : voilà ses territoires.

Michel Chaillou n’est pas de ces écrivains qui tonitruent sur le devant de la scène médiatique. Il a l’actualité sinon en horreur (l’homme est un gentil, venu d’ailleurs et planant ailleurs), du moins n’est-ce pas son sujet. [ …] Le petit livre de quatre-vingt-dix pages qu’il consacre à son éloge du démodé n’est pas œuvre de ronchon caduc, mais une sorte de jouvence, de seconde chance donnée à tout ce qu’on a oublié. Et tort de négliger. C’est délicieux comme un dessert, fin comme un vieux vin. (La Croix, 10 mai 2012)

Lire l’article (Il y est aussi question de 1945)

 

Lacan Quotidien (Nathalie Georges-Lambrichs)

Dans son Eloge du démodé, Michel Chaillou se peint lisant dans le train, raillé de ce fait et content d’écouter « le pourparler des choses », et de vivre « à reculons » : « Hier, c’est mon jour. C’est lui que je lis dans l’instant qui s’attarde, écrit-il (p.17). Que fait le jour, sinon perpétuellement se démoder ? » « Les jeunes ne lisent plus ».

Cher Michel, qui fais ainsi exister « les jeunes », je te prends en flagrant délit d’en vouloir inviter quelques-uns à ouvrir la porte du démodé. Tu ne la dérobes pas, cette porte de ton âge qui marque des seuils toujours plus insaisissables, au fur et à mesure que tu as approché, livre après livre, la chose indicible qui en formait le secret …

(« La rose des livres », Lacan Quotidien, n° 207)

On peut lire l’ensemble de cette lettre semi-ouverte sur le site de Lacan Quotidien (pp.5-8)

 

Le Figaro Littéraire (Thierry Clermont)

Le romancier Michel Chaillou nous livre un doux pamphlet à la gloire du désuet
Michel Chaillou n’est pas de ces atrabilaires-là et goûte peu les bastonnades lyriques, même s’il se méfie des « donzelles à ordinateur portable, branchées sur toutes ondes de la planète« . Le mot « moderne » l’ennuie, lui est insupportable, sans haine; cette modernité condamnée à « la poursuite échevelée« . A quatre-vingt-deux ans, son goût pour la désuétude, son culte du démodé, il le dit avec simplicité et poésie, et surtout : avec une élégance qu’on ne peut que saluer. (le Figaro Littéraire, 7 juin 2012)

Le Devoir (Josée Blanchette)

Plaisirs démodés
Être “ fin de siècle ”, se prendre les pieds dans la traîne du temps qui passe, se servir de cet embarras pour devenir une sorte de dandy du passé », écrit le romancier Michel Chaillou (80 ans) dans Éloge du démodé, un essai très vieille France sur un sujet à la fois neuf et totalement décalé. (Le Devoir, 15 juin 2012) 

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Libération (Robert Maggiori)

Le démodé se laisse bercer 

(Libération, « héros d’un livre », 18 juillet 2012)

Express Styles (l’édito de Guillaume Crouzet)

Dans ce numéro de l‘Express Styles, qui rend compte des derniers défilés de mode masculine, tant à Milan qu’à Paris ou à Londres, il peut sembler paradoxal que l’on puisse aussi [avec l’écrivain Michel Chaillou] faire l’éloge de cette volonté de « s’éloigner de la clameur du moderne, de préférer l’implicite et ses chuchotis à l’explicite qui aboie ses vérités ». Il se trouve tout simplement que la collection qui nous a le plus enthousiasmés cette saison, celle de Véronique Nichaman pour Hermès, correspond parfaitement à cette définition.. (Express Styles, 11-17 juillet 2012)

Actualité Poitou-Charentes (Jean-Luc Terradillos)

Les mots du demi-jour

Son Eloge du démodé condense ses humeurs contre l’époque. Au clinquant qui donne l’impression du neuf, il préfère la rouille. « Le langage en définitive n’est-il pas une immense brocante puisque tous ses vocables ont déja servi, et n’est-ce pas cette servitude que l’on traque lorsqu’on écrit, toutes ces marques, empreintes multiples, traces diverses laissées par le temps brocanteur qui, lui, ne fait que passer, c’est-à-dire se démoder sans cesse ? ». Voilà nous sommes au coeur de l’oeuvre (conséquente) de Michel Chaillou. (Actualité Paris-Charentes , juillet-sept 2012)

Lire à Saint-Etienne (la chronique de Jacques Plaine)

Un magnifique essai que l’on aimerait montrer aux deux donzelles branchées du Paris-Le Croisic qui en sont le détonateur mais qui — mille fois hélas — ne le liront pas […] Un feu d’artifice. Un règlement de compte ? Qui sait ? La vengeance d’un « éclopé du temps » ? Sans doute. Mais quel bonheur d’accompagner « ce vieux toqué rétro » dans son omnibus du temps passé.

Lectures (Bruxelles)

Entre poésie et réflexion, entre nostalgie et vertige, c’est une approche différente du monde que nous fait ressentir et comprendre Michel Chaillou.  Loin de ses humeurs contre l’époque. Au clinquant qui donne l’impression du neuf, il préfère la rouille. « Le langage en définitive ne serait-il pas une immense brocante puisque tous ses vocables ont déjà servi, et n’est-ce pas cette servitude que l’on traque lorsqu’on écrit, toutes ces marques, empreintes multiples, traces diverses laissées derrière lui par le temps brocanteur qui, lui, ne fait que passer, c’est-à-dire se démoder sans cesse. » Voilà, nous sommes au cœur de l’oeuvre (conséquente) de Michel Chaillou. (Lectures, Bruxelles, septembre-octobre 2012)

 


radio

Le « rendez-vous de la Différence » du 6 mai 2012 sur Radio-Aligre

Deux heures autour de la collection « Politique » où est paru, entre autres essais, l’Eloge du démodé

 Ecouter en podcast

Radio télévision belge francophone (Sophie Creuz)

Sophie Creuz de la Matinale de Musique 3 sur la RTB a consacré à Eloge du démodé sa chronique littéraire du 5 juin 2012

Ecouter en podcast.

Michel Chaillou