La France fugitive

Une randonnée rêveuse à travers la France, en voiture, en train. Une façon de voyager à deux, pour tenter de fixer l'éphémère: paysages, silhouettes, paroles entendues, échos d'on ne sait quoi...Un art de la route et de la phrase.

Prix Cazes 1999

Fayard 1998

La France Fugitive a reçu 15 mars 1999 le  Prix Cazes-Brasserie Lipp.

Le Nouvel-Observateur (Jérôme Garcin

Au fil de la France

On a compris que, rédigé au fil de la plume par un écrivain aussi épuisant qu’inspiré, la France fugitive est un livre magnifique. Il tient à la fois du journal intime, du carnet de bord, de l’inventaire patrimonial, du relevé topographique, de l’anthologie littéraire, du guide gastronomique, de l’album photo, de la rêverie solitaire et du jeu de piste, de mots, de hasard,de rôles, de saute-mouton. L’ouvrage n’existait pas, Michel Chaillou l’a inventé. On croyait connaître la France, voici qu’on la découvre. Elle est très belle, très fugueuse, derrière ce cicerone aux semelles de vent. (16 septembre 1998)

L’Express (André Clavel)

Un Chaillou buissonnier

Pour notre colporteur, l’art de pérégriner est avant tout un exercice de style. C’est aussi une fabuleuse brocante. Un mémorial où l’érudit Chaillou fait revivre sous l’asphalte du présent, les écrivains du passé et les célébrités locales qui ont donné une âme aux lieux qu’il visite.Ajoutant les perles du savoir aux cailloux des chemins, cette France fugitive renoue avec la tradition du voyage romantique : l’aventure, oui, mais avec des chimères et des songes plein la cervelle. (17 septembre 1998)

lire l’article

Valeurs Actuelles (Bruno de Cessole)

La France est-elle encore un personnage de roman ?

Ce livre baroque, qui s’invente au fil du chemin, dans un style incomparable, jubilatoire,inventif, sinueux et bruissant comme une rivière, ocellé d’images et de métaphores comme un serpent tropical, toujours en rupture d’équilibre et se rétablissant par miracle après une charretée d’incidentes et de relatives, laisse tous les pseudo-chefs-d’oeuvre annoncés de cette rentrée au bord du chemin. (19 septembre 1998)

Le Dauphiné Libéré (Didier Pobel)

Chaillou ou l’assentiment géographique

Le « sentiment géographique », c’est au fond ce qu’illustre à nouveau Michel Chaillou dans La France fugitive, un « récit » qui est, en fait, le journal d’un voyage à l’intérieur même de nos frontières. Plus de six cents pages dans lesquelles défilent des paysages, des villes, des hameaux transformant le narrateur en une sorte de « conscrit des cent villages ». Une sommeillant, comme des trésors, des impressions, des conversations, des digressions. […] Avouons-le carrément : son livre est un délice. On se grise de noms, d’images, d’anecdotes, de fantaisies, de tant d’érudition également. […] Ce gros bouquin qui court les routes. Ce chouette pavé sur le bitume. Il mérite à coup sûr votre assentiment géographique. (28 septembre 1998)

Le Figaro (Philippe Cusin)

Chaillou : vagabondages en douce France

Michel Chaillou va en France comme on se rend à la messe. Avec humilité, grâce, joie intérieure, l’envie de communier et de participer au don de la divinité. Dans cette intimité profonde décrite par les mystiques, laquelle n’exclut pas le bruit et la fureur, les fragrances et les furtivités. « J’eusse aimé tout recopier d’un paysage », explique-t-il dans la France Fugitive. (2 octobre 1998)

Libération (Jean-Didier Wagneur)

Les palais de Chaillou

Dans La France fugitive, Chaillou parcourt l’ouest et le sud. Cherche le lieu où l’on va et que l’on n’atteint jamais, celui par où l’on passe et où l’on s’attarde, le lieu d’où l’on vient et dont on a bien du mal à s’arracher, quant à savoir où est Chaillou ? Il est toujours entre deux voyages, réels ou imaginaires, entre deux pages, entre l’aller et le retour. ( 8 octobre 1998)

lire l’article

La Quinzaine littéraire (Christian Descamps)

L’art de voyager

En notre époque minimaliste – qui aime tant l’épicurisme de comptoir – Chaillou a le courage de proposer un fort ouvrage à l’appétit rabelaisien. Pendant 630 pages, l’on va allègrement parcourir la France d’hier et d’aujourd’hui, multiplier les rencontres, les souvenirs. Ici l’on pose les pieds dans les pas des voyageurs littéraires d’antan. En modeste équipage – avec sa femme, dans une Twingo – voilà notre érudit qui nous embarque – à son train ; en flânant, en virevoltant dans tous les coins de l’Hexagone. (16 au 31 octobre 1998)

Le Point (Philippe Nourry)

La France dans le rétroviseur

Si vous aimez vous perdre dans le temps quand vous voyagez, alors suivez Michel Chaillou dans sa France Fugitive.  (4 novembre 1998)

La Croix (Bruno Frappat)

Le fouineur de la France d’occasion

Le voyage de Chaillou, parmi plusieurs centaines des 36 000 communes de France, n’est pas une fuite éperdue. C’est une promenade à la fois physique, rétrospective, actuelle, gratuite, amusante et rêveuse. Une tentative d’hommage enfiévré où chaque porte fait événement, chaque hôtel a son passé recomposé, chaque affiche son expertise et où toute place témoigne en ses moindres recoins d’une identité enfouie, mi-moisie, mi-vivante. (15 -16 novembre 1998)

L’Express

Le petit poucet romantique

Chaillou possède l’art du vagabondage giboyeux, celui qui attire, irrésistible, vers on ne sait quoi, et qui récompense au centuple le voyageur gratuit, le promeneur aux semelles de vent qui délace tendrement les lacets des cols ou remet, paisible, sur l’épaule des plaines le plissé des blés que le vent avait dérangé. (24 décembre 1998)

L’Humanité (Jean-Claude Lebrun)

Rêveries d’un promeneur littéraire

[…] Détails de la vie au quotidien, dans la petite rue non loin de la Maison de la radio, et brusques envolées vers de plus vastes espaces. Chronique de la vie d’un écrivain, au milieu des années quatre-vingt-dix, et soudaines vues plongeantes sur les territoires du passé. Avec des pages d’une beauté surprenante qui disent ensemble l’important et l’anodin. (11 décembre 1998)

Réforme (Joêl Schmidt)

La surprise au cœur de villes et de villages, le détour, le retour vers des pays et des paysages qu’on pensait connaître soudain, sous le regard, bien plus intense qu’un film, de Michel Chaillou, de son épouse et de leur Twingo, se métamorphosent, se poétisent, s’expriment autrement. L’auteur en parle d’une façon qui vient de l’ailleurs, de son intime, de son frémissement personnel, de sa sensibilité plus impressionnable qu’une plaque photographique, et sait faire passer le bizarre, même et surtout dans le commun et parfois le banal : il est superbement un écrivain. ( 10-16 décembre 1998)

Le Figaro littéraire (François Kasbi)

Michel Chaillou, les tribulations d’un érudit

Un livre d’humeur, vagabonde on s’en doute, un essai nécessairement très personnel de »réactivation » d’une certaine France, supposée disparue, et dont on s’avise, grâce à l’érudition et au charme très digressif de Chaillou, qu’elle n’est qu’endormie. (15 novembre 2001)

Le Magazine littéraire (Christiane Baroche)

Disons-le tout net, c’est intime… extime aussi, et délicieusement baroque. (1er décembre 2001) 

Lire la note 

Le Magazine littéraire (Serge Sanchez)

Michel Chaillou est doté d’une inaliénable faculté de rêver. Tout lui est bon pour se délester des petites pesanteurs de la vie quotidienne. Il aime flâner, comme l’aimèrent en leur temps les Restif ou les Sterne. La France fugitive , sorte de journal de bord à la fois littéraire, intime, anecdotique (on pourrait ajouter bien d’autres adjectifs, tant ce livre est placé sous le signe du divers), fut rédigé à l’occasion d’une longue déambulation au sein de provinces fort mal explorées jusque-là (n° 372, 1er janvier 2001)

Lire l’article 

Le Mensuel littéraire et poétique (Richard Blin)

Quand Michel Chaillou vagabonde …

Tout est férocement exact, écrit comme à deux mains, l’une occupée à cerner l’immédiat, l’autre distillant vibrations et résonances tandis que se cherche le point de vue idéal, celui d’où pourraient s’appréhender globalement les lointains du lointain et la proximité perdue la plus proche. Avec ce livre, Michel Chaillou donne un paysage à sa parole, une voix et une terre à ses rêves les plus fous comme celui de cadastrer l’invisible, de libeller la carte d’identité de l’obscur, ou encore d’écrire un guide des portes battantes, des tressaillements d’un lieu. (Mensuel littéraire et poétique, n°264)

 

Le Temps (André Clavel)

Brocante intellectuelle

Les vacances ne sont pas terminées. Grâce à ce turbulent bouquin, nous allons pouvoir reprendre notre balluchon. Et faire une épatante excursion, un tour de France (en 73 chapitres) qui est également un «voyage autour de ma chambre», à la façon de Xavier de Maistre.

Lire l’article


Une table ronde à la Foire du livre de Brive (animée par Antoine Spire)

« Voyage, vagabondage et déambulation littéraires « 

A lire dans Littératures entre Nord & Sud 2000, revue éditée par la Bibliothèque municipale de Brive.


vidéo

Michel Chaillou : La France fugitive – Vidéo Ina.fr

www.ina.fr/video/CPC98005983

En voiture dans la campagne française, Olivier BARROT parle du livre de Michel CHAILLOU « La France

Michel Chaillou