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L’Armée taciturne (suite) – Préface inédite à un roman jamais édité

En 2012, Michel Chaillou sollicité par un éditeur songeait à ressortir cette œuvre de jeunesse. Il en rédigea l'avant-propos puis renonça au projet.

AVIS AU LECTEUR

Il s’agit là de l’un de mes premiers écrits. J’avais trente ans, je sortais d’Algérie, de la guerre. J’enseignais comme prof de lettres dans un modeste bahut de province, à Montmorillon, dans la Vienne. J’avais loué pour l’année une maison au bord de la Gartempe, la rivière raisonnable qui divise cette pittoresque sous-préfecture. Je disposais d’un étage, car le deuxième sous les toits avait été condamné, sans doute réservé aux fantômes par mon inquiétante propriétaire, la veuve toujours en habits noirs d’un magistrat militaire qui espionnait ma jeunesse de toutes les fenêtres de sa villa mitoyenne. Je raconte d’ailleurs en partie tout cela dans un autre de mes romans, Le Dernier des Romains publié assez récemment.
C’était les années soixante, à l’automne,

Sur les ondes de Radio Aligre

25 juin 2015

Les Jeudis littéraires de cette radio, l’une des rares qui donne longuement la parole à la littérature, ont consacré la matinée du 25 juin 2015 à un hommage à Michel Chaillou. Philippe Vannini, le

Lecture-Concert-Exposition à la bibliothèque de l’Arsenal

15 juin 2015, hommage à Michel Chaillou

En prolongement du colloque d’Angers, le 15 juin 2015, jour où Michel Chaillou aurait fêté ses 85 ans, vous êtes invités à le retrouver dans le Grand Salon de la bibliothèque de l’Arsenal. Pendant une heure et demie (entre 18h30 et 20h), il sera proposé un parcours à travers son œuvre,

Michel Chaillou dans Triages

juin 2015

Les vies imaginaires des voix. Sous ce titre, Serge Martin, universitaire et poète, ouvre un dossier Michel Chaillou dans Triages, la revue littéraire et artistique (« à parution annuelle mais néanmoins aléatoire ») de Tarabuste Editions. Dans la

Colloque à l’Université d’Angers

28 et 29 mai 2015

Michel Chaillou : une écriture en parcours

Colloque organisé par Pauline Bruley de l’Université d’Angers, CERIEC (EA 922), en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire, l’Université du Littoral-Côte d’Opale, et avec les Lyriades de la langue française.

Entretien et digressions

Digressions

Lire la note (datée du 22 août) me concernant, et tous les autres propos du blog.

Extrait du Magazine des livres, juillet-août 2009

Vingt-cinq livres plus tard, Michel Chaillou poursuit inlassablement sa quête du temps, une recherche qui n’a rien de nostaligique. De ses phrases affleure un parfum entêtant, enivrant, qui flotte encore, longtemps après avoir refermé le livre. Grand prix 2007 de littérature de l’Académie française pour l’ensemble de son oeuvre, Michel Chaillou revendique le démodé, qui n’est autre que « la façon dont le temps s’habille ». Mais que l’on ne s’y trompe pas : démodé ne veut pas dire hors du temps. Chez Chaillou le style est constamment réinventé. Une forme de modernisme qui fait de lui un grand classique.

Quel est le rôle de la mémoire dans votre oeuvre ?

Important dans mes récits à caractère autobiographique, moindre dans les autres ouvrages où c’est plutôt une sorte d’imagination du passé, d’un passé qui ne m’appartient pas, que j’essaie de ressusciter

Lire la suite dans le Magazine des livres n° 18

Michel Chaillou